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Catégorie : Presse écrite

Cartographies (T.1) Couronne Sud – Collectif

Cartographies (T.1) Couronne Sud – Collectif

CRAQUE LITTÉRAIRE POUR LA REVUE « LES LIBRAIRES » – #99 : Février – mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

CARTOGRAPHIES 1 : COURONNE SUD

Collectif (La Mèche) 192 p., 22,95 $

Les éditions La Mèche nous surprennent à nouveau avec un recueil de nouvelles, dont la thématique de ce premier volume nous transporte dans les rues et les habitudes des habitants d’une région située au sud de la ville de Montréal. Proposition singulière et non sans intérêt: les auteurs sont tous nés dans cette région. En résulte une série de nouvelles surprenantes, aux effluves d’autofiction et qui sauront assurément vous surprendre, au détour d’un chemin, d’un pont, d’un parc ou d’une ride en autobus… Belle surprise! Laissez-vous transporter!

 

Téléchargez le numéro ici 

 

« Il y a longtemps que je t’aime… » de Denis-Martin Chabot

« Il y a longtemps que je t’aime… » de Denis-Martin Chabot

CRAQUE LITTÉRAIRE POUR LA REVUE « LES LIBRAIRES » – #99 : Février – mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

IL Y A LONGTEMPS QUE JE T’AIME, JE NE T’OUBLIERAI JAMAIS

Denis-Martin Chabot (La Semaine) 400 p., 29,95 $

Témoin privilégié de l’émancipation de la communauté gaie de Montréal et d’ailleurs, Denis-Martin Chabot relate ici avec pudeur et sensibilité les événements tragiques de l’arrivée du sida dans la vie de beaucoup de ses membres. Même si l’on reprend là où se terminait le roman précédent de l’auteur (Rue Sainte-Catherine Est), l’intrigue de celui-ci tient la route par elle-même grâce à la fresque multiculturelle et humaine qu’il propose. Évitant à nouveau les clichés du genre, Denis-Martin Chabot offre un roman juste, écrit avec un bel équilibre entre l’imagination et l’outil de mémoire. Ce livre aux limites de l’autofiction est tout aussi poignant que vrai. Un roman pour se souvenir… et ne jamais oublier !

 

Revue COLLECTIONS / Anel : Ces livres dont on n’a pas assez parlé !

Revue COLLECTIONS / Anel : Ces livres dont on n’a pas assez parlé !

(c) Facebook / ANEL
(c) Facebook / ANEL

J’ai le plaisir de faire partie des libraires qui vous proposent ces livres de la dernière année « dont on n’a pas assez parlé »!

Ce numéro spécial se retrouve dans la plupart de vos bibliothèques ou dans l’édition de ce matin du journal « Le Devoir ». (26 novembre 2016)

Disponible en téléchargement numérique sur le site de l’ANEL (dans quelques jours)

 

Mes choix :

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« Quelque chose en moi choisit le coup de poing » de Mathieu Leroux

« Quelque chose en moi choisit le coup de poing » de Mathieu Leroux

CRAQUE LITTÉRAIRE POUR LA REVUE « LES LIBRAIRES » – #95 : JUIN-JUILLET-AOUT 2016

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QUELQUE CHOSE EN MOI CHOISIT LE COUP DE POING 

Mathieu Leroux, La mèche, 252 pages, 29,95$

Fort d’un accueil chaleureux de la part des libraires et critiques avec son premier roman Dans la cage, l’auteur, également metteur en scène et comédien, propose ici une nouvelle œuvre qui navigue entre l’essai littéraire, l’anthologie et l’autobiographie. C’est avec cette approche désarmante qu’il revisite son parcours créatif, se branche sur la réalité du quotidien et propose au lecteur de revoir le processus de création, quitte à peut-être y laisser un peu (ou même beaucoup) de soi. Un livre incontournable pour quiconque s’intéresse aux démarches créatives, mais aussi aux amoureux des mots, de textes chocs qui provoquent la réflexion, mais surtout qui nous permettront certainement d’avancer comme société ouverte sur les autres. Immense coup de poing… au cœur!

Billy Robinson De Verdun (Montréal)

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« La bête et sa cage » de David Goudreault

« La bête et sa cage » de David Goudreault

Craque littéraire POUR la Revue « Les libraires » – #95 : Juin-juillet-aout 2016

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UN CHOIX DE BILLY ROBINSON, Librairie de Verdun

LA BÊTE ET SA CAGE

David Goudreault, Stanké, 248 p., 22,95$

David Goudreault est travailleur social, poète et romancier. Il nous a étonnés avec un premier roman, La bête à sa mère, un récit vif et brutalement sensible. De sa plume déroutante, il revient avec la suite des mésaventures de ce pauvre jeune homme à l’esprit tourmenté. Maintenant qu’il est emprisonné pour un crime qu’il a commis, son avocat et son psychologue l’encouragent à noter son quotidien et ses réflexions. On assiste alors à la poursuite de sa chute malheureusement inévitable. Se laissant prendre rapidement dans les mailles de la violence, il sera entraîné dans la toile de petits et grands méfaits qui laisseront, sans aucun doute, beaucoup de séquelles. On se surprend tout de même à s’attacher à ce personnage qui a finalement beaucoup de bon en lui, mais dont l’intelligence et les bonnes intentions sont étouffées par son environnement et son éducation. La belle Édith réussira-t-elle à le ramener dans le droit chemin? La découverte de la lecture transformera-t-elle sa perception du monde qui l’entoure? Comme avoir des nouvelles d’un vieil ami à qui on ne souhaite que du bon, on retrouve les mésaventures de ce jeune homme avec beaucoup de plaisir. Maintenant que la surprise du premier tome est passée, je suis rassuré de voir que l’écriture de David Goudreault se bonifie encore avec ce roman, pour mon plus grand plaisir. Ne boudez pas le vôtre!

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« Le monde par-dessus la tête » de Caroline Paquette (Tc Média Nouvelles)

« Le monde par-dessus la tête » de Caroline Paquette (Tc Média Nouvelles)

Chronique livre pour TC-Media Nouvelles en collaboration avec l’Association des Libraires du Québec (ALQ)

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« Le monde par-dessus la tête »

de Caroline Paquette

(Éditions XYZ)

Dans ce premier livre, Caroline Paquette nous plonge dans l’enfance. Cette innocence que l’on croit perdue réapparaît aux détours des pages. Elle nous propose, en trois novellas, de revisiter nos souvenirs. Ces trois histoires se rejoignent, s’unissent et se parlent dans une prose nostalgique, mais vivante.

r_691On parle de l’enfance qui ne nous quitte jamais véritablement, mais surtout, par le regard de ces enfants, on magnifie chaque souvenir, en quelque chose de grand, d’insaisissable et que l’on ne veut pas oublier. Ses lignes parlent de la famille, d’amitié et de la peur de grandir, de tout oublier et, inévitablement, de finalité !

J’ai adoré ce livre qui, même s’il s’agit d’une première publication, nous surprend avec ses mots puissants, riches et par son style singulier et fort. Les thèmes des souvenirs, de la nostalgie, des traditions familiales sont souvent oubliés dans la littérature et c’est fort dommage. Caroline Paquette nous invite à garder notre coeur  jeune. Ses histoires: une fête familiale aux invités plus grands que nature ou bien celle d’une amitié à sens unique sont revisitées par l’adulte que ces personnages sont devenus…

Ce roman m’a beaucoup rappelé l’excellent La Petite et le vieux de Marie-Renée Lavoie par son intelligence, sa douceur et la beauté du texte. Un premier livre fort, pour une auteure que je vais suivre assurément !

Extrait:

« Aujourd’hui, les enfants crieraient « Est où la télécommande? », mais à l’époque, je devais traverser la cuisine, le salon, et changer d’émission sur le téléviseur même. Ce soir-là, mon père venait de nous concéder « Bon, OK, vous pouvez changer de poste »… et je m’étais aussitôt élancée dans le salon.  Les enfants peuvent ainsi, d’une seconde à l’autre, avoir tout leur être saisi, happé par un nouvel intérêt: ils iront en courant, le corps et l’esprit au-devant du plaisir, d’un seul mouvement. Les adultes sont plus lourds, on dirait qu’ils s’économisent. Pour les mettre en branle, il faut beaucoup, il faut du fort, du neuf ou bien de l’urgence, car la joie ne les fait plus courir, ne vient plus chercher en eux qu’un élan apaisé et revenu de tout. »

Billy Robinson

Libraire à la Librairie de Verdun


Lire la chronique ici.