En décembre dernier, huit livres avaient été présélectionnés pour le Prix France-Québec 2020. De cette première liste, trois titres ont été retenus par le jury. Celui-ci, présidé par la déléguée nationale du prix Jo Ann Champagne, était constitué de Laurence Chabert, journaliste française, Jean-François Crépeau, chroniqueur littéraire québécois, Caroline Le Gal, libraire franco-québécoise, Billy Robinson, libraire québécois et chroniqueur littéraire, Virginie Tronchère, enseignante de français en France et de six représentantes de comités de lectures de la FFQ-F (Fédération France-Québec).

Doté d’une bourse de 5 000 €, le Prix littéraire France-Québec offre aussi à l’auteur l’occasion de rencontrer son lectorat lors d’une tournée littéraire en France organisée par le réseau de la Fédération France-Québec / francophonie à travers les lycées, librairies, médiathèques, etc.

Créé en 1998, le Prix littéraire France-Québec est une initiative de la Fédération France-Québec / francophonie, soutenue par la Délégation générale du Québec en France, le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, le ministère de la Culture et des Communications du Québec, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, l’Association internationale des études québécoises et le Consulat général de France à Québec. Son objectif est de contribuer à la promotion en France de la littérature québécoise et de favoriser la rencontre et les échanges entre les auteurs québécois et les lecteurs français. 

La lauréate ou le lauréat sera connu à l’automne 2020. L’an dernier, c’est Matthieu Simard qui avait remporté le prix avec son roman “Les écrivements” (Alto).

Les finalistes du Prix littéraire France-Québec 2020:

Sauvagines
Par Gabrielle Filteau-Chiba (XYZ)

Sur les terres de la Couronne du Haut-Kamouraska, là où plane le silence des coupes à blanc, des disparus, les braconniers dominent la chaîne alimentaire. Mais dans leurs pattes, il y Raphaëlle, Lionel et Anouk, qui partagent le territoire des coyotes, ours, lynx et orignaux, qui veillent sur les eaux claires de la rivière aux Perles. Et qui ne se laisseront pas prendre en chasse sans montrer les dents.


Ta mort à moi
Par David Goudreault (STANKÉ)

Marie-Maude Pranesh-Lopez est aux prises avec un « trou blanc » qui la pousse à toujours fuir vers l’avant, à tout essayer, ce qui se solde invariablement par une profonde indifférence. Sa mère provoque volontairement des accidents de la route, qui causent des embouteillages. Son père, fervent consommateur de psycho-pop, se livre à la méditation chromatique et adhère à tout ce qui peut favoriser sa croissance personnelle. Dans un récit déconstruit, entrecoupé de pages du journal intime de Marie-Maude, l’auteur explore le thème de la fatalité, en mettant en scène des personnages pour lesquels la rédemption n’arrive pas.

David Goudreault revient en force après le succès de sa trilogie de La bête avec Ta mort à moi, proposition tout aussi remarquable que bluffante et divertissante ! Il dépeint le portrait fictif d’une jeune poète québécoise issue de l’immigration, dont le destin tragique est raconté par un biographe qui tente de saisir l’énigmatique personnage… Marie-Maude Pranesh-Lopez est une femme fascinante. Dépressive, elle carbure à la douleur et aux relations humaines difficiles. L’histoire de cette future écrivaine de renom résonne autant qu’un grand coup de poing au ventre. Le biographe se positionne d’un côté de l’histoire, entrecoupée des souvenirs de la jeune femme. Les références littéraires sont nombreuses dans ce roman unique et raconté avec la plume franche et rythmée de Goudreault. En fin de compte, c’est le lecteur qui choisira à l’issue de sa lecture qui elle était vraiment. Quelle était sa vie à elle ? Sa mort à elle ? Ultimement, ça sera notre lecture à nous… Un roman qui démontre tout le talent d’écrivain de Goudreault et le positionne parmi les meilleurs jeunes auteurs du Québec !

– Les Libraires

Kukum
Par Michel Jean (LIBRE EXPRESSION)

Ce roman retrace le parcours d’Almanda Siméon, une orpheline qui va partager sa vie avec les Innus de Pekuakami. Amoureuse d’un jeune Innu, elle réussira à se faire accepter. Elle apprendra l’existence nomade et la langue, et brisera les barrières imposées aux femmes autochtones. Almanda et sa famille seront confrontées à la perte de leurs terres et subiront l’enfermement des réserves et la violence des pensionnats. Racontée sur un ton intimiste, l’histoire de cette femme, qui se déroule sur un siècle, exprime l’attachement aux valeurs ancestrales des Innus et au besoin de liberté qu’éprouvent les peuples nomades, encore aujourd’hui.

Excellent conteur, Michel Jean propose ce qui se révèle comme son roman le plus touchant de son oeuvre littéraire! Un roman empreint d’une grande sensibilité et qui nous fait découvrir l’importance de la transmission, de nos ancêtres et qui révèle un grand pan de notre richesse culturelle québécoise et canadienne. J’ai ressenti un grand attachement à suivre le parcours atypique d’Almanda mais aussi une certaine honte, en tant que blanc, face au destin qu’elle subit. Mais être reconnaissant surtout d’en apprendre autant au sujet de ce peuple et des nomades qui ont parcouru notre territoire et notre Histoire. Une grande leçon d’humanisme !

– Le Vecteur

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