Voici mes 15 lectures préférées en littérature québécoise et cinq en provenance de l’étranger pour 2021.

Dans un village à la lisière d’une forêt de conifères, une petite fille se sent différente ; tout le monde croit qu’elle est un garçon. Souliers toujours trop petits, coupe champignon, elle se fait traiter de fille manquée, fume des cigarettes pour ne plus grandir et traîne pendant toute son adolescence un garçon mort dans son portefeuille, jusqu’à ce qu’elle se donne naissance en quittant la terre à l’origine de sa tristesse.

« Parcours sensible et poignant dans les sentiers de l’enfance d’une jeune femme prise dans le corps d’un garçon. Le roman de Gabrielle Boulianne-Tremblay se démarque par son lyrisme et la beauté des mots évoquant les écrits de Virginia Woolf et de Gabrielle Roy.

Elle brode autour de cette quête identitaire, les sujets universels de la famille, de l’amitié, des espoirs et des premiers amours… Un roman qui se déguste à petites doses, comme une discussion intime entre deux amis. Un moment de lecture au souffle évocateur et sublime qui inspire.

Un immense coup de cœur!« 

Dans la forêt, un homme seul marche en direction du camp de chasse où sa famille s’est réfugiée pour fuir les bouleversements provoqués par une panne électrique généralisée. Il se sait menacé et s’enfonce dans les montagnes en suivant les sentiers et les ruisseaux. Un jour qu’il s’est égaré, un mystérieux garçon l’interpelle. Il a une douzaine d’années, semble n’avoir peur de rien et se joint à l’homme comme s’il l’avait toujours connu. L’insolite duo devra affronter l’hostilité des contrées sauvages et déjouer les manigances des groupes offensifs qui peuplent désormais les bois. Après le succès international du Poids de la neige, traduit dans plus de quinze langues, Christian Guay-Poliquin revient avec un roman juste et astucieux. Incitant à l’aventure, Les ombres filantes questionnent le sens de la communauté et revisitent les classiques de la survie en nature.

« S’imprégnant d’un univers post-apocalyptique se déroulant dans les profondeurs des bois, l’auteur, l’un des plus remarquables de sa génération, revisite le thème de la survie en forêt. Il poursuit une démarche dans les lieux sombres de la solitude et de l’hostilité entre les humains en temps de crise. Aussi, il y a dans ce troisième roman, cette réflexion sur les lieux où l’on cherche à se retrouver. Implacable réussite à nouveau, dans un voyage entamé avec le “Fil des kilomètres” et le “Poids de la neige” ; que je vous suggère de lire pour apprécier encore plus ce huis clos semi-post apocalyptique. Une pierre de plus dans un parcours sans faute ! »

« Déjà, le sous-titre: ”Roman autobiographique de science-fiction » , interpelle ! Christian enregistre une sorte de confession de quelques heures, en temps réel dans le livre,  auprès de David, une intelligence artificielle se nourrit des informations qu’on lui donne , peut-être malgré nous, un peu similaire de nos assistants personnels comme Google ou Siri. Mais qui contrôle qui ici, dans ce roman fascinant de Chris Bergeron ? L’autrice nous propose une intrigue qui s’installe tout doucement à l’image de ces petits outils numériques qui s’insinuent dans nos habitudes au quotidien.  Dans ce livre aux genres hybrides, où l’autofiction rencontre la science-fiction, cette dystopie qui se déroule à Montréal en 2045, donne froid dans le dos. Chris Bergeron, femme trans, dépose les bases d’un roman inspiré de ces propres expériences, mais aussi illustre bien les préoccupations de tout être humain qui cherchent à trouver une place dans une société et qui plus est , ici,  où chaque action doit être validée par une intelligence artificielle. Véritable hommage aux livres du genre, cet hybride de plusieurs langages et univers littéraires se révèle d’une incroyable efficacité et étonne souvent  par les rebondissements et de multiples confessions du narrateur /  narratrice. Vous serez absorbé par l’originalité de la lecture, jusqu’à la fin explosive !  Une belle surprise des derniers mois et le début d’une série, je l’espère !

« Librement inspiré de la biographie du peintre Francis Bacon, le nouvel opus de l’auteur de l’Orangerais nous propose encore une fois un roman unique. Larry Tremblay a déjà publié, il y a quelques années, un superbe recueil de poèmes sur la vie de cet artiste en déconstruisant un tableau, comme s’ il était un corps humain, thème privilégié par l’artiste. Dans ce nouveau roman, il revisite donc sa vie, de façon admirable et à l’image de l’homme, sans compromis . Se déroulant au milieu du siècle dernier, dans une Europe blessée , entre deux guerres, on retrouve une horde de créateurs, de fabuleux artistes aux destins fascinants et souvent funestes. Cette biographie fictive étonne, tant le récit est authentique. On y croit totalement. Plus beau encore, c’est cette aventure amoureuse, là aussi, singulière et tragique, qui nous est racontée par l’écrivain.. S’adressant à cet amant qui entrera avec fracas dans sa vie, dans une tentative de vol en pleine nuit et dont l’inexpérience va complètement séduire et faire chavirer l’artiste au point où, obsédé , il souhaitera transformer cette relation ambiguë, étrange et malsaine en un chef d’oeuvre artistique, en faisant de lui sa muse ! Un roman sublime, touchant. Un regard sur l’être humain et la profondeur de l’amour, du désir au cœur de la création et d’une vie que l’on veut remplie de beauté et d’art! »

Perdue dans la ville, Monica cherche sa liberté en même temps que ses liens. Ses études en histoire de l’art ne lui inspirent plus rien, le sens la fuit et le vide menace de l’envahir pour de bon, fragilisant l’armure qu’elle se construit chaque jour.
Pour pouvoir enfin déposer le lourd bagage dont elle a hérité, revenir en paix chez elle, à Pessamit, elle devra d’abord apprivoiser les orages qui grondent en elle. Remonter le fil des routes et des rivières, leur courant tantôt allié, tantôt contraire, d’un bout à l’autre du continent. Retrouver la puissance qui se façonne une perle à la fois.

« Premier roman de la poète, comédienne, musicienne et activiste Natasha Kanapé Fontaine! Et quelle entrée dans le monde romanesque! Un roman contemporain et pleinement réussi qui nous parle de déracinement, d’art et de ce qui nous construit… Grande réussite, pour un roman qui va vous rester longtemps en tête … et dans le coeur ! »

Au décès de son mari, Marcelle Lemay ne peut plus le nier : elle n’a jamais choisi l’existence qu’elle mène. Jolicoeur, son nom de jeune fille, lui revient à soixante-treize ans comme un vent de liberté, et avec lui, l’envie de renouer avec les passions depuis longtemps enterrées. C’est ainsi que fuyant les funérailles de son mari et délaissant sa fille, Marcelle Jolicoeur s’envole pour le Japon. Au fil des déambulations, les fragments de beauté rencontrés au hasard des visites convoquent les souvenirs tantôt lumineux, tantôt tragiques. Après avoir fait la paix avec elle-même, Marcelle s’adresse aux esprits de la forêt pour trouver le chemin vers son amante.

« Un premier roman touchant, poétique et lumineux sur un grand amour. Une histoire sur le vieillissement mais surtout sur ce que l’on devient et sur ce qui nous construit…
Superbe ! »

Sur le plateau de Bernard Pivot, le 5 février 1988, un auteur québécois s’illustre. Sous l’œil fasciné de Jacques Attali et de Pierre Assouline, Réal Lessard parle de son autobiographie, L’Amour du faux, qui vient de paraître chez un éditeur parisien renommé et qui connaît un grand succès. On y apprend que son auteur est un peintre aux talents multiformes. Lessard raconte la vie rocambolesque qu’il a partagée avec tous les grands noms du monde des faussaires de son époque. Et parmi eux, Fernand Legros, le marchand qui a également été son amant et qui l’a initié à la « grande vie », Elmyr de Hory, alias « la princesse de Transylvanie », à qui Orson Welles a consacré un film, ou encore l’écrivain Clifford Irving, qui a créé un immense scandale en publiant de faux mémoires du multimilliardaire Howard Hughes. Lessard y parle aussi de son activité artistique, que son enfance à Mansonville annonçait déjà, et raconte comment nombre de ses tableaux se sont retrouvés sur les cimaises des plus grands musées du monde, sauf qu’ils sont signés par d’autres noms que le sien. Ceux de Matisse, de Van Dongen et de Picasso, par exemple. Du moins, c’est ce qu’il affirme. Mais qui se souvient de Réal Lessard aujourd’hui? Sa trace réapparaît puis s’efface de nouveau, ne laissant dans son sillage qu’une aura de mystère. Et surtout, qui est-il? Génie à l’égal des grands maîtres qu’il imite? Artiste à la vocation dévoyée? Bandit de grand chemin? Justicier qui défend l’art véritable contre les prétentions des spécialistes? L’auteur de Ma vie rouge Kubrick se lance ici à la recherche du « vrai » Réal Lessard. En chemin, il partage avec nous des réflexions sur des questions qui ont toujours été proches de ses préoccupations. Est-il possible de tracer la frontière entre vérité et fiction? Qu’est-ce qu’un nom? Pourquoi prend-il tant d’importance? A-t-on le droit de raconter la vie de quelqu’un d’autre? Livre labyrinthe où l’auteur prend un malin plaisir à nous égarer, Fait par un autre nous invite à un étonnant voyage au pays de la vérité et du mensonge.

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Simon Roy est un de nos auteurs d’ici à avoir ce style unique de fondre avec brio, la biographie, le récit et la fiction. Avec ce nouveau petit bijou littéraire, il confirme son talent ! Rarement, j’ai lu un écrivain réussir à nous proposer une panoplie de personnages, tous les plus captivants les uns que les autres, tout en nous parlant de lui, l’auteur, Simon. Roy.

C’est juste , c’est écrit avec une belle sensibilité et une rigueur que l’on retrouve trop rarement dans ce genre de démarches littéraires. Du grand Simon Roy qui nous parle à travers cette histoire d’un faussaire, d’identité, de création et du besoin de vivre son art… jusqu’au bout.
Une de mes lectures les plus bouleversantes de l’année ! »

Un soir de février 1984, Nathan Adler est témoin d’un accident de voiture et porte secours au conducteur. Irrésistiblement attiré par ce dernier et tentant de le rencontrer de nouveau, il fera la connaissance d’un groupe qui gravite autour de l’écrivain débonnaire Antoine Dulys. Au fil des soirées organisées chez Dulys, où ont lieu consommation effrénée de drogues et d’alcool et débauches diverses, Nathan perd de plus en plus le fil de sa propre personnalité, mais trouve en Dulys un mentor. Le prix à payer est cependant important : Dulys et son entourage sont toxiques et la santé mentale de Nathan est en chute libre. Entre les nombreux blackouts, pendant lesquels Nathan visite un monde parallèle — le Terminal 3 où sa mère décédée semble en attente — et les réveils nauséeux, la réalité se distorsionne jusqu’à prendre une irréversible tournure dramatique. Après le succès critique de Les suicidés d’Eau-Claire et Le Goupil Dans la solitude du Terminal 3 nous replonge dans les univers oniriques dont Éric Mathieu a le secret.

Un des romans les plus déroutants de l’année !

« Roman atypique, gothique et noir. Les années 80 et la démesure. sa musique, ces nuits, ces expériences… Entre deux mondes, deux histoires, comme un film , la vie de Nathan qui sera transformée par une rencontre singulière!  Entre le roman fantastique et roman noir. Rarement lu quelque chose comme ça, à part peut-être les autres romans de l’auteur ! »

Tous les ans, Juliette fait son pèlerinage en vélo dans le quartier de son enfance. Mais cette année, devant l’ancien appartement familial, une affiche: À vendre – Visite libre. En ouvrant, les portes de son décor de jeunesse, les souvenirs remontent. Les amis, les petits bonheurs, mais surtout l’arrivée bouleversante de son frère Tom: le petit astronaute. Attention, chef-d’œuvre! Le petit astronaute de Jean-Paul Eid est une ode à la vie, une émouvante célébration de la différence à travers l’arrivée sur Terre d’un enfant lourdement handicapé. Tom ne marche pas, ne parle pas, mais son sourire muet témoigne de son bonheur de vivre et redonnera un sens à la vie de toute une famille.

« Véritable chef-d’oeuvre! L’une des lectures les plus bouleversantes des dernières années ! « 

Le slam québécois « J’en appelle à la poésie » de David Goudreault que l’on retrouve sur l’album Le nouveau matériel (2020) est l’un des deux premiers textes de la collection à voir le jour. L’auteur y déclare l’urgence d’intégrer la poésie dans toutes les sphères de la société. L’illustrateur Laurent Pinabel (Branchez-vous ! et autres poèmes biscornusLa langue au chat et autres poèmes pas bêtes et Le guerrier massaï) propose une vision éclatée, vibrante et intelligente des propos de l’auteur. Ainsi, l’expressivité verbale et graphique si particulière des deux créateurs offre aux lecteurs une oeuvre percutante et ô combien ! nécessaire.

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« Raymond Lévesque et David Goudreault inaugurent cette série de livres avec leurs mots et leurs poésies inspirantes. Écrits à différentes époques mais évoquant tous deux leurs visions qu’offre le pouvoir des mots sur notre société, ces titres arrivent à point ! Parfaitement intégrés aux langages des auteurs, les illustrations sont riches tant par l’imagerie qu’ils proposent que par leur souffle unique qui complémentent bien l’œuvre littéraire.

Destiné à public adulte, cette belle aventure de l’éditeur spécialisé en littérature jeunesse est empreinte de lyrisme et de poésie, ce qui saura plaire à tous les amateurs du genre. Bien plus encore, il en inspirera plus d’un à peut-être voir la vie d’un œil ouvert et de prendre le temps d’être attentif à ce qu’il se passe autour de nous. C’est l’appel que lancent ces deux premiers tomes, fort réussis de la collection “Les grandes voix”. Bravo! »

« je vous suggère maintenant ce beau recueil de 8 nouvelles fascinantes et touchantes par un de nos meilleurs écrivains au Québec.  Michael Delisle ne fait jamais dans la fioriture ni dans l’excès. Ces écrits sont d’une hallucinante simplicité sans tomber dans la facilité.  Il y a dans cette plume, une force dans les émotions qui est désarmante. Vraie.  L’âme humaine et sa richesse y sont toujours transposées d’une façon captivante. Ici, dans ce nouveau recueil “Rien dans le ciel”, Delisle nous parle de ces hommes qui sont tous à l’heure du bilan. La fin de quelque chose. Un sujet que privilégie l’auteur.  Il y a l’histoire de celui-ci qui prend sa retraite, un autre qui vit un divorce, celui qui reçoit un verdict fatal, la tentative de suicide du suivant…  On pourrait penser que tout ceci est triste et lourd, mais, détrompez-vous, la facilité qu’a Delisle de nous présenter ces univers et de nous faire apprécier rapidement ces hommes, rend le tout fort captivant ! Comment vont-ils réagir? Quel sera le résultat de ces épreuves ?  Ces textes se lisent tels un roman, les personnages et les événements se liant de façon si unique et réaliste, pour nous révéler la beauté dans la cruelle destinée que peuvent subir ces personnages. Un hymne à vivre pleinement,  un trésor littéraire à découvrir absolument ! »

« Vous connaissez sûrement le terme « Filibustering » qui est en somme l’obstruction parlementaire,  une technique parfois utilisée aux États-Unis, ayant pour but de retarder le plus possible l’adoption d’une loi à l’aide des moyens réglementaires de la chambre.  Frédérique Côté propose en introduction de son livre, quelques paragraphes sur Wendy Davis qui se lance dans ce genre d’opération pour bloquer le vote d’une législation républicaine visant à restreindre de manière considérable le droit à l’avortement des Texanes. Elle lira un discours de plus de 11 heures, sans boire ni s’arrêter… C’est devenu ainsi un événement viral et marquant sur les réseaux sociaux dès ce moment… Prémisse étrange, mais qui ouvre grand les pages de ce premier roman fort réussi. Loin de ce débat politique important pour les femmes américaines, trois sœurs vont nous raconter leur relation avec leur mère. Celle-ci, distante et imprévisible, les reçoit pour des soupers dominicaux où la soupe ou les sandwiches aux œufs sont au menu. Mais un accident impliquant leur père, va transformer l’événement, malgré lui (ou non!), bien plus qu’un simple fait divers !  J’ai adoré l’approche, du style presque théâtral du texte surtout au niveau des dialogues. Le récit à trois voix est franchement réussi. On plonge dans cet univers des femmes avec beaucoup de bonheur avec, surtout,  ce côté un peu voyeur à l’image des commentaires et des scènes décrivant leurs passions pour les téléréalités qui déferlent sur nos petits écrans au cours des années 2000. Je vais suivre cette autrice avec beaucoup d’attention… »

« On connaît bien le journaliste d’Urbania, Hugo Meunier, mais voici qu’il nous propose son deuxième roman. Olivia Vendetta. Une femme accepte de participer à une réunion d’anciens finissants du secondaire. Se remémorant les événements des dernières années passées à subir la haine et l’intimidation d’un petit groupe, Olivia (qui s’appelait Étienne à l’époque) va décider d’utiliser cet événement pour régler ses comptes. 

Même si au départ, j’étais un peu sur mes gardes quant au choix de la narration. Meunier se mettre dans la peau d’une femme trans?  Mais oui ! C’est réussi. Pourquoi ? Eh bien parce que le thème principal étant la vengeance     et la violence qu’elle impose souvent,   l’auteur a relevé avec brio cette tâche ardue et peut-être casse-gueule avec son écriture.  J’ai rapidement été happé par le ton et l’intrigue qui s’installe tout doucement au debut, mais qui prend le rythme et s’envole assez promptement par la suite!  Vous laissant à bout de souffle en fin de parcours ! On sait que ça va mal finir tout ça. Vous êtes prévenu ! J’ai particulièrement apprécié wle lien qu’il fait avec le voyage initiatique d’Étienne pour l’Inde dans le but de rencontrer des hi jras : ces personnes « transgenre », issues de cette communauté distincte et unique dans ce pays où elles sont à la fois adulées et ostracisées . Ce qui m’a donné le goût d’en savoir plus sur eux. 

Donc, une lecture déroutante, dérangeante, une intrigue étonnante… En prime, vous avez des références de chansons des années 90, comment ne pas aimer ça !  Hugo Meunier a même concocté une « playliste », disponible sur certaines plateformes de musique en ligne.  Vous ne sortirez pas indemne de cette lecture ! »

Le quartier Saint-Sauveur a connu toutes les catastrophes : séismes, inondations, pluies de grenouilles… Béni par l’apparition de la Vierge, c’est aussi le lieu d’amours dévorantes et d’indéfectibles amitiés nouées dans une enclave ouvrière baignant dans une solidarité râpeuse. Puis viennent les disparitions. Des gens et des choses sont happés par le hasard. Cette vague d’évaporations passe, comme les autres calamités, mais Saint-Sauveur n’échappe ni à la marche du temps ni à l’amnésie collective. À travers ces drames et ces prodiges naviguent Jacob et Pénélope, deux adolescents qui tentent de s’accrocher à leur monde en dissolution à la fin des années soixante-dix. De l’autre côté de l’histoire, cinquante ans plus tard, une Dame en vert et un Cowboy solitaire recollent les fragments de leurs longues existences pour en faire quelque chose de beau, de durable. Chronique de quartier, romance de voisinage, Une odeur d’avalanche détricote les petits et les grands miracles, les cataclysmes et les joies qui font et défont les communautés. Un texte d’une rare douceur, réconfortant comme une réunion de famille, qui nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour croire à la magie.

« Poète et écrivain, Marée montante 2017. Histoire par fragments. Récits, lettres trouvées et chroniques toutes droit sorties d’un journal local.

Sensible. Original. Roman aux effluves fantastiques et jouant avec les codes du réalisme magique. Un imaginaire foisonnant et intriguant.« 

Des voyageuses parcourent les Highlands d’Écosse, ces territoires hostiles qui les confrontent et les exaltent, les brisent et les libèrent. Une doctorante, une mère, une survivante. Elles ne pourront plus se mentir ni fuir devant ce qui leur fait peur, devront faire face à leurs spectres. Si elles ne se connaissent pas, une force étrange et subtile voudra les réunir, quelque part dans les montagnes du Nord-Ouest.

« Un recueil de nouvelles obsédantes et remplis d’ombres et de brumes, comme des paysages froids et mystérieux de ce coin du monde ! Une plume assurée et des histoires fascinantes ! »


Littérature internationale

En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938 : Le labyrinthe de l’inhumain. On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de « Rimbaud nègre », depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s’engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T.C. Elimane, se confrontant aux grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l’Argentine, quelle vérité l’attend au centre de ce labyrinthe ? 

Sans jamais perdre le fil de cette quête qui l’accapare, Diégane, à Paris, fréquente un groupe de jeunes auteurs africains : tous s’observent, discutent, boivent, font beaucoup l’amour, et s’interrogent sur la nécessité de la création à partir de l’exil. Il va surtout s’attacher à deux femmes : la sulfureuse Siga, détentrice de secrets, et la fugace photojournaliste Aïda… 

« La rumeur disait vrai ! Quel grand roman ! Une oeuvre magistrale qui marquera. Une histoire prenante, riche, moderne et affreusement vraie. On s’y laisse prendre dès les premières lignes et on laisse tout pour entrer dans ce grand hommage à la littérature, ces grands romans et ceux qui les écrivent et existent depuis toujours !

Grandiose ! »

Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d’une lettre qu’un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d’un soldat américain et d’une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d’une guerre oubliée. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d’enfant, son premier amour marqué d’un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l’écriture.

Ce premier roman, écrit dans une langue d’une beauté grandiose, explore avec une urgence et une grâce stupéfiantes les questions de race, de classe et de masculinité. Ocean Vuong signe une plongée dans les eaux troubles de la violence, du déracinement et de l’addiction, que la tendresse et la compassion viennent toujours adroitement contrebalancer. Un livre d’une justesse bouleversante sur la capacité des mots à panser les plaies ouvertes depuis des générations.

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« Une mère, fille d’un soldat américain et d’une paysanne vietnamienne, analphabète, elle parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Un jeune homme témoigne dans ce roman de sa réalité d’enfant immigrant, puis d’adolescent  homosexuel, ainsi que du désir et de son premier amour qui connaitra  malheureusement, une fin tragique… 

le tout sous la forme d’une vibrante lettre d’amour à cette mère!   Une Mère qui porte les stigmates de la guerre du Vietnam et qui n’est pas si tendre avec lui.  Malgré ce cadre navrant et dur,  l’auteur nous plonge dans des réflexions poignantes, sur un ton poétique et lumineux  au sujet entre autres de l’identité et de prendre sa place dans la société.  Il ouvre les vannes de son coeur vers cette mère qu’il aime par-dessus tout et avec qui il tente de garder vivant, cet attachement profond qui les unis. Avec une plume magnifique, l’auteur oscille entre les petits bonheurs, mais aussi  la douleur de leurs petits et grands combats au quotidien,  en offrant un récit fort positif au fond…     Un grand moment de lecture ! »

Une station-service, une nuit d’été, dans les Ardennes. Sous la lumière crue des néons, ils sont douze à se trouver là, en compagnie d’un cheval et d’un cadavre. Juliette, la caissière, et son collègue Sébastien, marié à Mauricio; Alika, la nounou philippine; Chelly, prof de pole dancing; Joseph, représentant en acariens…

Il est 23h12. Dans une minute, tout va basculer. Chacun d’eux deviendra le héros d’une histoire, et entre ces histoires se tisseront des liens.

De retour après l’immense succès de La vraie vie (300 000 exemplaires en France), elle ne nous épargne rien, Adeline Dieudonné: meurtres, scènes de baise, larmes et rires. Puis, derrière le rire et l’inventivité débordante, sa lucidité noire atteint toujours la cible. Un roman dérangeant qui interroge le sens de l’existence et fustige ce que notre époque a d’absurde.

« Soufflé par son premier roman, j’attendais avec impatience celui-ci ! Je n’ai pas été déçu ! Quelle plume ! Un talent incroyable de nous présenter des personnages tous aussi fascinants les uns des autres… et qui ne se connaissent pas à prime à bord! À découvrir absolument ! »

Un homme se retrouve en prison. Brutalisé dans sa mémoire et dans sa chair, il décide avant de mourir de nous livrer le récit de son destin.

Écrit dans un élan vertigineux, porté par une langue aussi fulgurante que bienveillante, Le Démon de la Colline aux Loups raconte un être, son enfance perdue, sa vie emplie de violence, de douleur et de rage, d’amour et de passion, de moments de lumière… Il dit sa solitude, immense, la condition humaine. 

Le Démon de la Colline aux Loups est un premier roman. C’est surtout un flot ininterrompu d’images et de sensations, un texte étourdissant, une révélation littéraire.

« Incroyable pépite à découvrir absolument, ce roman est d’une dangereuse addiction ! Tant pour le langage utilisé que pour l’histoire, bien entendu ! L’auteur qui signe ici un premier roman fort et riche et propose rien de moins que l’une des plus grandes surprises de l’année !

Gaspar, un petit garçon dont la mère a disparu dans des circonstances étranges, a hérité d’un don qui le destine, comme son père, à faire office de médium pour une obscure société secrète dont l’objectif est de percer les secrets de la vie éternelle. Ensemble, Gaspar et son père prennent la route, traversant le Londres psychédélique des années 1970 et l’Argentine des années 1980 sous la dictature.

« Attention! N’entrez pas dans ce livre sans y avoir réfléchit à deux fois! Une fois dans ces pages, vous n’allez pas vouloir en ressortir ! Un roman gothique, noir, aux limites du fantastique et de l’horreur qui ne se cachent jamais vraiment très loin… Prenant et imposant, ne gâchez pas votre plaisir !  »

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